Le lien a de quoi surprendre. Il pourrait être dû à l’effet de l’inflammation systémique sur le profil hormonal et les glandes sexuelles accessoires.
Au stade actuel des recherches, l’injection combinée d’énanthate de noréthistérone et d’undécanoate de testostérone semble efficace mais sa tolérance laisse à désirer.
La consommation tabagique concerne une personne sur 3 en âge de procréer. L’effet délétère du tabac sur la fertilité est largement documenté par des études de cohortes ou cas-témoins, corroborées par l’expérimentation toxicologique in vitro et animale. Les fumeuses ont un risque plus élevé de 54% de devoir attendre plus d’un an pour concevoir naturellement, leur risque de grossesses non évolutives est doublé, y compris si seul leur conjoint fume. L’infertilité attribuable au tabac est de 13% et l’aide à la procréation ne permet pas de contrecarrer les effets du tabac, comme en attestent les résultats diminués de moitié après une FIV. L’étiologie de cette toxicité est multifactorielle et concerne tant le gamète que l’implantation. L’atteinte de la réserve ovarienne semble être le facteur le plus important dans la limitation des résultats en PMA; il est sans aucun doute le plus grave vu son irréversibilité. L’information prodiguée par le médecin est efficace pour diminuer, voire arrêter la consommation de tabac dans la population en âge de procréer. Il est donc indispensable d’accompagner les patients dans cette voie, tant dans une démarche de prévention que dans la gestion des ressources de soins de santé.
VCP Vol. 30 N° 1
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