L’immunothérapie par inhibiteurs de point de contrôle immunitaire a permis d’enregistrer des progrès considérables dans le domaine des options thérapeutiques pour le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) métastatique. Les grandes études de phase III actuellement en cours nous diront si ce type de traitement peut également donner de bons résultats pour les CBNPC de stade précoce opérables.
En dépit de la fréquence élevée des métastases cérébrales en cas de cancer bronchique, leur recherche systématique lors du bilan initial ne fait pas consensus.
Chez les patients BPCO avec cancer du poumon non à petites cellules, les populations cellulaires Th1 sont augmentées tandis que les intervalles sans progression en cas de traitement par les inhibiteurs des points de contrôle sont prolongés.
En comparaison avec un placebo, le durvalumab, administré après la chimiothérapie, prolonge significativement la survie sans progression chez des patients atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules, et ce avec un profil d’innocuité comparable dans les deux groupes. C’est ce que suggèrent les résultats d’une étude randomisée publiée dans le New England Journal of Medicine.
Une étude publiée dans The Lancet suggère que l’anti-inflammatoire canakinumab peut réduire significativement l’incidence/la mortalité du cancer du poumon chez des patients souffrant d’athérosclérose.
Les progrès affichés par l’immunothérapie et les traitements personnalisés n’ont pas encore modifié l’habitude de proposer des doublets à base de platine en cas de NSCLC de stade avancé. Par ailleurs, la stratégie de maintenance dans les NSCLC non épidermoïdes avec le pémétrexed a montré un avantage en survie chez les patients qui n’étaient pas en progression après un traitement d’induction.
L'immunothérapie a suscité tant d'espoirs chez les patients cancéreux que l'apparition d'une progression sous traitement est souvent considérée comme une fin annoncée. Et pourtant…
En première intention, le céritinib est associé à un bénéfice de survie sans progression statistiquement et cliniquement significatif par rapport à la chimiothérapie chez des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé avec réarrangement d’ALK. Telle est la conclusion d’une étude randomisée ouverte de phase III dont les résultats ont été publiés dans le Lancet.
La radiothérapie stéréotaxique (RTS) est l'approche classique des cancers du poumon non à petites cellules (CPNPC) de stade I non opérables et elle est par ailleurs de plus en plus souvent pratiquée chez des sujets pouvant pourtant être opérés.
La progression sous crizotinib n'exclut pas l'usage d'inhibiteurs ALK de nouvelle génération.
La vaccination antigrippale et les inhibiteurs de check-points de l'immunité font-ils bon ménage?
Globalement, les agents employés par les oncologues pour le traitement du mésothéliome (habituellement une chimiothérapie contenant un sel de platine) donnent des résultats assez décevants. D'où les espoirs liés à l'utilisation de l'immunothérapie par inhibiteurs des checkpoints.
A priori, la réponse est oui, puisque deux méta-analyses ont conclu à un effet favorable en termes de réduction d’incidence de métastases cérébrales et de survie globale. La toxicité neurologique de cette irradiation cérébrale prophylactique (ICP) a cependant fait regarder la question de plus près, en particulier en fonction de l'âge des sujets puisque le risque de neurotoxicité croît parallèlement à l'âge.
Les dommages occasionnés par le tabagisme actif semblent être le fil conducteur qui relie trois affections broncho-pulmonaires fréquentes et délétères à savoir le cancer du poumon, la BPCO et l'emphysème.
Le cholestérol jouant un rôle clé dans la croissance cellulaire, il était logique de penser qu'existait une chance d'entraver le développement et la croissance des cellules cancéreuses. Logique, mais…
L’œdème péri-lésionnel des métastases cérébrales de cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC, non-small cell lung cancer) serait prédictif de la réponse à la radio-chirurgie.
Le suivi à 3 ans de l’étude de phase 1/2 AF-001JP suggère que l’alectinib a une efficacité prolongée et un profil de sécurité favorable dans les cancers du poumon non à petites cellules ALK+.
Dans le cancer du poumon non à petites cellules, le nombre de cellules tumorales circulantes est prédictif des métastases à distance et du pronostic. Sa corrélation avec la réponse au traitement n’est pas clairement établie.
Les dossiers de 351 patients traités dans six établissements américains pour cancer du poumon non à petites cellules avec mutation du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) n'ayant jamais reçu d'inhibiteurs de tyrosine kinase de l'EGFR (TKI-EGFR) et développant des métastases cérébrales ont été revus.
L’étude AURA 3 montre que l’osimertinib est plus efficace que la combinaison sel de platine/pemetrexed dans le cancer du poumon non à petites cellules avancé T790M+ après progression durant un traitement de première ligne par inhibiteur de la tyrosine kinase de l’EGFR.
Si la prévalence du tabagisme a beaucoup diminué, elle demeure élevée (40 à 70%) dans la population de sujets infectés par le VIH. Cela est d'autant plus dommage qu'il est désormais démontré que l'arrêt de la cigarette s'accompagne comme chez les personnes non infectées d'une diminution progressive du risque de bon nombre de cancers.
Tel est le bénéfice offert par rapport au docétaxel pour les patients ayant un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) de stade IIIB ou IV traités par l'anti-PD-L1 atezolizumab après échec d'une ou deux lignes préalables.
Une étude française publiée dans The Lancet suggère que le profilage moléculaire systématique de tous les patients souffrant d’un carcinome pulmonaire non à petites cellules avancé est faisable et qu’il est associé à un bénéfice clinique.
European Lung Cancer Conference 2016 La détection de mutations prédisant l'action bénéfique de traitements ciblés par inhibiteurs de tyrosine-kinase à partir de prélèvements sanguins donne des résultats aussi fiables que la détection sur échantillons biopsiques.
La mise au point de thérapies ciblées a donné un coup de fouet à la recherche de biomarqueurs permettant de repérer les patients les plus à même de bénéficier de ces traitements.
L'existence d'une BPCO est un facteur de risque indépendant de développement de cancer du poumon non à petites cellules et elle va souvent de pair avec une augmentation de l'activation du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) et, le cas échéant, de certaines voies de signalisation en aval.
L’utilisation d’un inhibiteur de l’ALK de génération suivante permet d’annihiler la résistance à un agent de première génération. C’est ce qu’ont constaté Alice Shaw et ses collaborateurs chez une patiente atteinte d’un carcinome bronchique non à petites cellules avec réarrangement ALK de stade métastatique. Le NEJM publie les résultats de cette étude.
Après avoir examiné l'ADN de milliers d'échantillons tumoraux provenant de sujets ayant développé un cancer du poumon non à petites cellules, des investigateurs américains concluent que les tumeurs qui se développent chez les sujets jeunes appartiennent plus souvent aux sous-types génétiques susceptibles de répondre aux thérapies ciblées.
Le nivolumab a été comparé au docétaxel dans le cancer du poumon non à petites cellules de type non-squameux avancé ayant progressé sous doublet de chimiothérapie à base de sels de platine.
Pour beaucoup, le cancer du poumon est synonyme d'affection frappant l'homme d'âge mûr fumeur. Cela reste en grande partie vrai, mais la 16ème conférence mondiale sur le cancer du poumon (WCLC, Denver, 6-9 septembre 2015) a clairement montré que d'autres types de sujets étaient de plus en plus souvent et de plus en plus sévèrement concernés.
L’ASCO (American Society of Clinical Oncology) a actualisé récemment ses recommandations cliniques quant au traitement systémique des patients avec cancer bronchique non à petites cellules de stade avancé (CBNPC). Résumé.
C'est cette délicate question qui est à la base de l'étude IMPRESS, dont les résultats, en apparence fort clairs, ne font cependant pas toute la lumière sur la conduite à tenir en cas de résistance secondaire aux inhibiteurs de la tyrosine kinase des récepteurs du facteur de croissance épidermique.
Chez les sujets âgés ayant un cancer du poumon non à petites cellules de stade IA, la tentation est grande de se limiter à une résection tumorale limitée et plusieurs études observationnelles récentes tendent à étayer cette attitude. Cependant…
Le nivolumab est associé à une survie globale significativement supérieure à celle observée avec le docétaxel chez les patients en progression pendant ou après une première ligne de chimiothérapie.
Nous n'en sommes pas encore là, mais il se pourrait bien que nous en prenions le chemin. Voilà ce que suggèrent les résultats d'une analyse couplée des données disponibles sur la radiothérapie d'ablation stéréotaxique.
Le NEJM publie deux études portant sur le carcinome pulmonaire non à petites cellules (NSCLC) résistant à l’inhibiteur du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR). Une première étude suggère que le rocilétinib est actif dans cette population, tandis qu’une deuxième étude indique également l’efficacité de l’AZD9291.
L'exercice physique est à considérer comme une option thérapeutique du cancer du poumon. Il réduit la symptomatologie, augmente la tolérance à l'effort, améliore la qualité de vie et peut même réduire la durée d'hospitalisation et les complications après chirurgie.
Si tout le monde s'accorde à dire qu'il faudrait trouver une alternative à la chirurgie pour traiter les métastases pulmonaires, les résultats de travaux testant d'autres approches restent relativement rares.
Et si une simple prise de sang pouvait remplacer une biopsie tumorale? Tel est le concept de ‘biopsie liquide’ que l'on voit poindre dans différents types de cancer, dont celui du poumon.
Les délétions au sein de l'exon 19 et une mutation ponctuelle au sein de l'exon 21 sont les mutations classiques courantes qui prédisent une réponse au traitement par inhibiteurs du récepteur à tyrosine kinase du facteur de croissance épidermique (TKI-EGFR), elles sont par conséquent recherchées fréquemment, mais parfois aussi exclusivement, ce qui est sans doute une erreur.
L’irradiation thoracique devrait être envisagée en plus de la radiothérapie crânienne prophylactique chez tous les patients souffrant d’un carcinome pulmonaire à petites cellules à un stade avancé (ES-SCLC), qui ont bien répondu à la chimiothérapie. C’est ce qu’ont écrit les auteurs d’une étude internationale de phase III, à laquelle un centre belge a également participé.
Deux publications parues dans the Lancet Oncology portent sur le dépistage du cancer du poumon par scanner. Toutes deux reposent sur les données de l’étude NELSON. Dans la première publication, les auteurs soulignent la sensibilité et la spécificité élevées de l’étude NELSON ainsi que le nombre minime de cancers d’intervalle. La deuxième publication tente de déterminer la valeur prédictive du diamètre, du volume et de la vitesse de croissance du nodule pour le développement du cancer du poumon.
D’après un entretien avec le Pr Johan Vansteenkiste, Service de pneumologie, UZ Gasthuisberg, KULeuven «L’histoire des inhibiteurs de l’ALK démontre de manière convaincante à quelle vitesse la biologie moléculaire du cancer du poumon est élucidée à l’heure actuelle», déclare le professeur Johan Vansteenkiste (service de pneumologie, UZ Gasthuisberg, Leuven). «Dans le sillage de ce processus, nous assistons à un développement rapide de médicaments ciblés et nous observons leur impact sur la survie des patients.» Published ahead of print.
Le dépistage du cancer du poumon à l’aide de la TDM spiralée à faible dose dans une population à haut risque permet une réduction de 20% de la mortalité due au cancer du poumon par rapport au dépistage par radiographie du thorax. Telle est la conclusion de la National Lung Screening Trial Research Team (Etats-Unis) à l’issue d’une étude randomisée incluant plus de 53.000 participants, dont les résultats ont fait l’objet d’une publication dans le New England Journal of Medicine.
Malgré sa plus grande toxicité, le traitement combiné à base de carboplatine et de paclitaxel semble avoir un effet plus favorable sur la survie que la vinorelbine ou la gemcitabine en monothérapie chez les personnes âgées atteintes d’un CBPNC (cancer bronchique non à petites cellules) avancé. Telle est la conclusion de chercheurs français dans la revue The Lancet.
Chez les patients atteints d’un CBNPC (cancer bronchique non à petites cellules) non épidermoïde localisé, un test moléculaire basé sur une PCR quantitative semble être un moyen intéressant d’identifier ceux qui présentent un risque élevé de décès après résection chirurgicale de la tumeur. Tels sont les propos de Johannes Kratz et de son équipe dans The Lancet.
En raison de ses symptômes aspécifiques et de la difficulté à le différencier d’autres affections, le mésothéliome n’est souvent diagnostiqué qu’à un stade avancé. Plusieurs études de dépistage à grande échelle ont démontré que des techniques d’imagerie telles que la radiographie et la tomodensitométrie ne permettent pas de détecter le mésothéliome à un stade plus précoce. Aussi, leur utilisation en tant qu’instruments de dépistage n’est pas indiquée pour l’instant dans les populations à risque exposées à l’amiante. Une étude récente s’est penchée sur les marqueurs protéiques sanguins du mésothéliome, en particulier la mésothéline et le MPF (Megakaryocyte Potentiating Factor). Leur utilisation dans le cadre du diagnostic précoce et du dépistage est toutefois naturellement limitée par leur faible sensibilité aux stades précoces du mésothéliome. Les études à venir devront se concentrer sur l’amélioration des traitements, le diagnostic à un stade plus précoce et les instruments de dépistage. En attendant, la prévention reste primordiale.
D’après un article paru dans le NEJM, les taux plasmatiques de fibuline-3 peuvent permettre de faire la différence entre les personnes saines ayant des antécédents d’exposition à l’amiante et les personnes atteintes de mésothéliome. La détermination du taux de fibuline-3 dans le liquide pleural permet de distinguer les épanchements associés au mésothéliome des autres épanchements pleuraux.
Le mésothéliome pleural malin est un cancer incurable lié à l’amiante. Son incidence en Belgique est l’une des plus élevées au monde, conséquence directe de notre importante consommation de cette substance toxique par le passé. Pour les patients atteints de cette maladie, les options thérapeutiques sont limitées et le pronostic est mauvais. Un diagnostic ou une détection plus précoce de ce cancer pourrait probablement prolonger la survie de ces patients.
Une équipe de recherche britannico-polonaise avance que la cystine constitue une substance potentiellement intéressante dans le cadre du sevrage tabagique. Elle s’est en effet révélée plus efficace que le placebo dans une étude unicentrique et est en outre bien moins chère que de nombreux moyens de sevrage tabagique traditionnels. Les résultats de cette étude ont fait l’objet d’une publication dans le New England Journal of Medicine.
Les directives de l’Union européenne en matière de vente de produits du tabac expirent à la fin de cette année. Une occasion unique, aux yeux du Pr Marc Decramer (Département de Pneumologie, KU Leuven) de faire le bilan et de plaider en faveur d’une législation européenne plus stricte en la matière.
VCP Vol. 30 N° 1
En vous inscrivant gratuitement à notre newsletter hebdomadaire vous recevrez les dernières actualités de votre profession, mais bien plus encore …